Entreprise à but socio-économique (EBS)


Un modèle d'entreprise fondé sur l'intérêt général


Concilier intérêt collectif et viabilité économique, intégrer dans son fonctionnement et son organisation la démocratie, l’innovation et le développement durable : le Relais porte en lui les germes de l’économie sociale et solidaire (ESS). Primé pour son modèle d’entreprise unique, il a notamment remporté en 2009 le prix de l’entrepreneur social de la Fondation Schwab et du Boston Consulting Group.

Donateur de soisson

Le Relais agit pour le maintien de la filière textile dans le champ de l’ESS. C’est ainsi que le Relais et Emmaüs, rejoints par Tissons la Solidarité (réseau du Secours Catholique) se sont mobilisés au début des années 2000, dans une période de crise de la filière, pour l’instauration de l’éco-contribution textile, lancée en 2007. Le Relais a aussi participé à la création de l’Inter Réseaux de la Fibre Solidaire (IRFS), association regroupant le Relais, Emmaüs France, le Secours Catholique et Tissons la Solidarité et destinée à préserver la filière au sein de l’ESS.

Aujourd’hui, il va plus loin. C’est un véritable « modèle économique » qu’il s’attache à bâtir, où l’efficience et la rentabilité économique sont plus que jamais névralgiques pour la réussite de ses objectifs sociaux.

Le Relais a aussi inventé un modèle d’entreprise innovant, l’Entreprise à But Socio-Economique (EBS), qui place l’économie au service de l’Homme. Dans ce modèle alternatif et solidaire, fondé sur des valeurs de démocratie, d’égalité et de solidarité, l’accomplissement individuel et collectif des salariés est une priorité. La performance économique ne constitue pas une finalité mais un moyen de servir le plus grand nombre. L’accomplissement des objectifs sociaux prime sur l’ambition personnelle. Cela passe notamment par un plafonnement des salaires, les salaires les plus élevés ne dépassant pas 3 fois le SMIC. Aujourd’hui, il n’existe aucune forme juridique adaptée à la réalité de l’EBS. Pour s’en rapprocher au maximum, tous les Relais ont adopté le statut de SCOP (Société Coopérative et Participative), qui prévoit que les salariés soient tous actionnaires de l’entreprise au bout de 5 ans, avec le même pouvoir, que les résultats soient prioritairement affectés à la pérennité des emplois et qu’un mode de gouvernance démocratique soit mis en œuvre. Mais l’EBS va plus loin, défendant le principe d’une entreprise « sans actionnaire », qui fixe un objectif social à son activité économique et réglemente les rapports à l’argent. Prôner le statut d’EBS, c’est vouloir que la société reconnaisse qu’il est possible d’aborder l’économie de marché avec d’autres valeurs. Le Relais vise donc la reconnaissance officielle, sous la forme d’un nouveau statut d’entreprise, d’un mode de fonctionnement qui fait ses preuves depuis 30 ans.